Pourquoi emprunter la voie verte de Seine-Maritime ?

L'Avenue verte Forges-les-Eaux/Dieppe fait 47 km. Elle débute à Forges pour se terminer provisoirement à Arques-la-Bataille (9 km au sud de Dieppe).
Pourquoi emprunter la voie verte de Seine-Maritime ?

Ce qui devrait se faire rapidement

Finition de la jonction avec Dieppe, puis prolongation de la Voie verte, par Offranville et Fontaine-le-Dun, jusqu'à Saint-Valery-en-Caux. Vers le sud, prolongation de l’Avenue verte jusqu'à Gournay-en-Bray, puis Paris, de manière à mettre en continuité jusqu'à la capitale française l'axe anglais de l'East Sussex.

La nature de la voie sous les roues

Authentique Voie verte développée, en site propre, sur l'ancienne emprise de la voie ferrée Dieppe-Paris. Asphaltée sur 3 m de largeur et donc accessible aux rollers.

Quelle sécurité pour les vélo-randonneurs ?

Garantie sur toute la ligne, à condition de respecter les consignes de prudence lors des quelques inévitables traversées de routes.

Quel est le profil du parcours

C’est un parcours plat, exclusivement. On roulera sans effort sur le ruban d'asphalte de Seine-Maritime.

Quels sont les paysages traversés ?

Au cœur du pays de Bray, la voie suit, jusqu'à la mer, la verte vallée de la Béthune, visitant au passage la succession des petits villages, hier reliés par la ligne de chemin de fer.

L’équipement du parcours

La gare de Neufchâtel-en-Bray, restaurée, n'est pas, hélas, une halte cyclo-touristique. On ne trouve les équipements de confort qu'au cœur des villes et bourgs traversés.

Découvrir les courbes paresseuses du grand fleuve

À 70 kilomètres à l'ouest de Paris, en aval de Mantes-la-Jolie, la Seine a creusé dans le socle calcaire un large méandre. Les falaises crayeuses surplombent de verdoyants coteaux où s'épanouit une flore exceptionnelle qui, à elle seule, rassemble la quasi-totalité des groupements végétaux de la région parisienne. Pour cette raison, le site est intégré au parc naturel régional du Vexin.

De Paris au Havre

La Seine parsème son cours de paisibles méandres. Bien avant de rencontrer la plaine fluviale de Normandie, le fleuve traverse des terrains calcaires que des siècles d'érosion ont entaillés en falaises blanches. Hérissées d'éperons rocheux, où se nichent, comme à la Roche-Guyon, de superbes châteaux, ces falaises dominent des villes paisibles. La ville et le château surplombent la plaine alluviale qui s'est formée à l'extérieur du méandre.

Un gracieux méandre

Le réseau hydrographique du Bassin parisien détermine en grande partie le relief de ce vaste plateau sédimentaire formé à l'ère tertiaire. À la Roche-Guyon, la Seine a creusé la roche tendre et la craie en un profond méandre, dont l'amplitude, freinant la vitesse des eaux, en a réduit peu à peu la capacité corrosive. Ici, le cours du fleuve, enfin apaisé, a permis le développement au pied des falaises calcaires d'une terrasse alluviale où s'est niché le village de la Roche-Guyon. Accroché à la falaise, le donjon féodal, édifié au siècle, surplombe les forêts.

Un écrin pour la forêt de Moisson

De l'autre côté du coteau qui domine le méandre s'étire la vallée de l'Epte. La route des Crêtes surplombe ces deux vallées et permet d'accéder au sommet du plateau. Là, on domine la vaste forêt de Moisson, enserrée dans la boucle du méandre, qui recèle des espèces rares et protégées. On peut voir le méandre depuis le sommet de la corniche.

Les surprises de la falaise

Adossé aux falaises de craie de la Seine, le château de la Roche-Guyon était à l'origine entièrement creusé dans la falaise. Transformé en place-forte sous Philippe Auguste, le donjon dépasse la crête, permettant ainsi la surveillance de la vallée de l'Epte. Une chapelle et plus de mille pigeonniers furent creusés dans la roche, notamment à Haute-Îsle où l'on peut encore admirer les multiples niches qui couvrent les parois des cavités. De nombreuses habitations situées le long de la falaise, les boves, sont aujourd'hui encore troglodytiques.

Une flore exceptionnelle

Le sommet de la corniche, qui se hérisse çà et là de pitons crayeux ciselés lors de la période glaciaire, accueille une pelouse où se retrouve une végétation de type méditerranéenne. Le contraste climatique entre les coteaux calcaires, soumis aux vents du sud, et les flancs nord, très humides, détermine la grande variété floristique de ce site exceptionnel où se côtoient figuiers et myrtilles.